Rhinoplastie

La rhinoplastie est une intervention chirurgicale qui s’effectue au niveau du nez.
Suite à une procédure de tests préalable, la rhinoplastie peut être prise en charge par l’assurance maladie si l’indication est liée à un trouble fonctionnel ou une malformation tels que des séquelles de fentes labio-alvéolaires et malformations nasales, soucis de ventilation liés à la valve nasale, séquelles de traumatisme nasal (ensellure, déviation.
Paradoxalement, si le cas ne représente aucune des situations précitées, l’intervention constitue un cas de chirurgie esthétique qui n’est pas pris en charge par la sécurité sociale et la mutuelle. Les frais de l’opération sont à la charge du patient et aucun arrêt de travail ne peut être prescrit. Le docteur chirurgien vous remet un devis lors de votre deuxième consultation afin de déterminer le coût et les conditions de l’intervention.
Dans le cas où il y aurait des complexes liés à la forme ou à la taille du nez, l’intervention de rhinoplastie devient alors une opération difficile nécessitant un certain niveau d’expérience du chirurgien esthétique. Effectivement, les structures cartilagineuses, osseuses et cutanées sont particulièrement fines, fragiles et étroitement liées les unes aux autres, chose qui rend difficile l’opération et augmente le risque d’avoir une modification importante au niveau des structures. Il est alors essentiel pour le chirurgien d’être bien informé quant aux innombrables gestes réalisables lors d’une rhinoplastie et prévenir leur effet sur la forme du nez. Dans ce cas, une bonne connaissance ne peut être acquise qu’à travers l’expérience d’un rhinoplasticien.
Dans la mesure où les techniques chirurgicales sont nombreuses, il se voit être impossible de rédiger une fiche informative sur la technique chirurgicale elle-même. Le procédé opératoire ne peut être mis en place qu’en consultation, au cas par cas, après compréhension des attentes du patient et limites de l’opération.

Chirurgie esthétique du nez (Rhinoplastie)

– 2 consultations sont obligatoires avant la chirurgie. Ces consultations sont espacées de 15 jours minimum.
– Des photographies médicales sont également nécessaires avant l’intervention.
– Des radiographies ou un scanner sont parfois souhaitables afin de mieux évaluer la forme de la cloison nasale, déterminer l’emplacement de sa déviation et vérifier l’existence d’une sinusite chronique.
– Une consultation chez un médecin anesthésiste est obligatoire plusieurs jours avant l’intervention.
– Dans le cas où il s’agirait d’une intervention esthétique qui n’est pas prise en charge par la sécurité sociale, le patient devrait prévoir une indisponibilité professionnelle de 1 à 2 semaines après l’opération.
– Si l’intervention est prise en charge par l’assurance maladie, le patient doit envoyer une demande d’entente préalable à la sécurité sociale. Si la demande est acceptée par le médecin conseil, le patient pourra disposer d’un arrêt de travail de 1 à 2 semaines selon le cas.
– Le patient doit en outre :
+ Arrêter la prise d’aspirine, anti-inflammatoires, anticoagulants oraux dans les 15 jours précédant l’intervention afin de réduire le risque d’hémorragie.
+ Arrêter la contraception orale 1 mois avant l’intervention afin d’éviter le risque thrombo-embolique.
+ N’utiliser aucun shampooing la veille de l’intervention.

– L’hospitalisation est faite le matin de l’intervention à 7h30.
– Le patient doit être à jeun depuis minuit (eau et tabac compris).
– L’intervention est effectuée sous anesthésie générale. Elle peut durer de 1 à 3 heures.

– Le patient est surveillé d’abord dans la salle de réveil puis dans la chambre.
– Les narines sont méchées et le patient doit respirer par la bouche pendant au moins 24 heures. Dans la plupart des cas, les mèches sont ôtées le lendemain de l’intervention.
– Majoritairement, un plâtre et mis en place sur le dos du nez et remonte jusqu’au front où il est fixé par du sparadrap. Ce plâtre est maintenu pendant 7 à 10 jours, dépendamment du cas du patient.
– L’obstruction nasale est fréquente pendant les premiers jours postopératoires. Elle nécessite des lavages pluriquotidiens des fosses nasales afin d’éviter la formation de croûtes.
– Souvent, le patient est en mesure de rentrer chez lui le lendemain de l’opération ou le soir même dans le cas d’une chirurgie ambulatoire. Il est recommandé que le patient soit accompagné lors de son retour à domicile.
– Les fils de suture mis en place dans le nez sont résorbables. Dans certains cas, le chirurgien pourrait utiliser des fils non résorbables qui doivent être enlevés entre 3 et 10 jours.
– Dans la majorité des cas, le patient peut se heurter aux éléments suivants :
+ Apparition d’œdème (gonflement) et ecchymoses (bleues ou violettes puis jaunes) des paupières et du visage. Ces derniers sont d’importance variable, souvent asymétriques et demeurent durant quelques semaines ou au moins une quinzaine de jours.
+ Diminution ou disparition totale de la sensibilité de la peau du nez pendant quelques mois.
+ Possibilité d’avoir un larmoiement asymétrique transitoire.
+ Certains patients peuvent ressentir des douleurs après l’intervention. Ces douleurs sont calmes par les antalgiques simples.
– Il est fortement conseillé d’arrêter les sports violents pendant au moins 2 mois afin d’éviter tout risque de traumatisme du nez.
– Le plâtre est retiré entre les 7 et 10 jours suivant l’opération. Le nez peut rester exposé à l’air, sans problème. Il peut y avoir un gonflement qui diminue petit à petit en plusieurs mois. Ce gonflement est plus visible au niveau de la pointe du nez. Il pourrait vous être demandé de porter le plâtre uniquement pendant la nuit durant une semaine supplémentaire.
– Dans certains cas, la peau du nez peut afficher une rougeur qui disparaît au bout de quelques jours ou quelques semaines.
– Des consultations de contrôle sont réalisées durant le premier mois, 3ème mois, 6ème mois et 1ère année après l’intervention. Le résultat définitif de l’intervention peut être apprécié après 6 à 12 mois suivant l’opération.